Itinéraire 2006: Le Sénégal et le Mali

60 jours en juillet et août 2006

 

C'est le 1er juillet 2006 que j'ai quitté Montréal pour un nouveau voyage. Cette fois-ci, une première incursion sur le continent africain.

Le périple aura duré exactement deux mois alors que je suis revenu le 31 août, visitant durant cette période le Sénégal dans presque toutes ses régions hormis celle du pays Bassari. De plus, pendant deux semaines, je suis allé du côté dans le pays voisin, le Mali, pour découvrir d'autres gens, d'autres paysages.

Prévue à l'itinéraire avant le départ, la Gambie a fait les frais des imprévus de voyage, des changements d'itinéraires de dernière minute et je n'y aurai, en fin de compte, pas mis les pieds. La connaissance du Sénégal n'en ressort que plus complète.

Sénégal: Arrivé à Ngor, petite ville en bord de mer près de Dakar, ruelles étroites, chants, prières, musiques, cérémonies de toutes sortes. J'ai adoré son "ambiance sonore". Saint-Louis, première ville française fondée en Afrique (1659), un certain charme, belles maisons coloniales à l'aspect défraîchi mais authentique. Et aussi la micro-société de Guet N'Dar, voisine de Saint-Louis.

Joal-Fadiout et Djifer sur la Petite Côte. La première remarquable par l'île de Fadiout, entièrement constituée de coquillage, reliée par un pont mais accessible à pied à marée basse, des dédales de petites rues. Djifer à la pointe de Sangomar, à l'embouchure du fleuve Saloum. Je m'y suis reposé dans le hamac mais aussi vu les bolongs, ces "canaux" où poussent les palétuviers dans les mangroves. Longue observation de la pêche qui se déroule à Djifer également.

Thiès, ville agréable, des avenues avec arbres, les avantages d'une grande ville mais facilement explorable à pied. De là, j'ai passé deux jours dans un très joli village près de Tivaouane où j'ai visité ma copine qui y faisait un stage de 3 mois. Charmant, un autre monde, hors du temps. Puis Touba, la ville sainte des Mourides, la confrérie musulmane la plus importante en nombre au Sénégal et aux chefs les plus riches et influents politiquement. La ville est semblable aux autres mais la mosquée est magnifique.

Retour à Ngor pour mieux gagner l'île de Gorée, au large de Dakar. Superbe endroit, très dépaysant, très méditéranéen. Avec la maison des esclaves que je n'ai pu visiter, l'ile est aujourd'hui un symbole de l'esclavage du 17e au 19e siècle. Puis le bateau vers la Casamance et Ziguinchor. La Casamance, beaucoup plus relax que le reste du pays. Plus verte aussi. Bien aimé Ziguinchor. Oussouye, petit village où, autour, nous avons pu nous balader à vélo dans des champs et des villages disséminés dans les bois. Invité pour le thé, de belles rencontres. Carabane sur l'ile du même nom, endroit pour farnienter, repos!

Route pour Tambacounda et de là, route pour le Mali.

 

Mali: Arrivée à Kayes, ville isolée du reste du pays, à l'ouest. Sans attrait touristique particulier, elle offre donc un calme et une indifférence des gens dans la rue qui est apprécié. La rivière Falémé offre de beaux paysages et les vieilles maisons coloniales donnent un charme à certaines rues. Train de 14 heures pour Bamako. Reçu dans une famille, de bonnes discussions en général, nuit sur une terre en campagne, près de la capitale. Le centre-ville de Bamako est de grandeur humaine et très bien.

Vient le pays Dogon (via la folie furieuse des guides de Sévaré) et ses paysages à couper le souffle. Son calme relatif, de la randonnée pendant 3 jours pour bien apprécier cette région, un joyau du Mali. Enfin, Djenné, ville connue pour sa très grande mosquée de banco et son grand marché du lundi.

De là, retour vers Bamako puis Dakar, non sans quelques aventures...